Marathon du jeu : 1 éditeur, 5 jeux, 8h30 de plaisir - 2ème partie!
- Monsieur G
- 21 mai 2017
- 6 min de lecture
... et voici la suite de notre retour concernant le Marathon du jeu spécial Space Cowboys du café Meisia. Et cette seconde partie, cher ludicopaing, commence avec Via Nebula.

Ici, on est sur un jeu familial + : il est très accessible, avec des règles très abordables, offrant au jeu une mécanique fluide qu'on comprend parfaitement dès les premiers tours de la partie. Mais on met un petit "+" quand même, car il s'agit d'un jeu de gestion de ressource et d'optimisation, notamment dans la construction des bâtiments et l'ouverture des différents chantiers et exploitations. Chaque tour, le joueur peut réaliser 2 actions. Les différentes actions possibles sont :
1) Ouvrir une exploitation, ce qui permet de débloquer une des 5 ressources du jeu. L'intérêt est que les ressources sont disponibles pour tous car restent sur le plateau. On n'en dit pas plus, mais ça met une certaine tension ^^
2) Poser un chantier de construction. Ils permettent de construire les bâtiments, qui donnent des points de victoire. Comme chaque joueur n'en a que 3, il est important de bien les gérer et de finir ses chantiers pour pouvoir en ouvrir d'autres par la suite.
3) Explorer une zone de brume: on construit une tuile prairie qui montre que la zone a été explorée. Cela sert de "route" pour relier les exploitations et les chantiers.
4) Explorer une zone de brume "forêt pétrifiée": c'est tout pareil, sauf que c'est plus galère a explorer, donc ça coûte 2 actions.
5) Faire transiter une ressource depuis une exploitation vers un chantier.
6) Construire un bâtiment. Une fois que le chantier possède toutes les ressources voulues, on peut les dépenser pour récupérer une carte bâtiment disponible à la construction.
Comme vous le voyez, c'est assez simple. Malgré tout, l'ensemble qui s'articule dans une mécanique vraiment bien huilée permet de se creuser un peu la tête. Les tours s'enchaînent rapidement, mais on cherche toujours à optimiser le plus possible ses coût car on sait que toute ressources non-utilisée nous apportera des malus en fin de partie, ce qui est assez punitif au final. Et bien sûr, on va essayer de couper l'herbe sous le pied de nos adversaires en construisant les bâtiments qu'ils convoitent, en ne prenant pas les ressources de leurs exploitations (les pénalisant ainsi) ou en prenant la ressource dont ils ont besoin. Bref, pas mal d’interaction indirecte et d'optimisation simple, qui rendent le jeu accessible et agréable, le tout dans un univers graphique à la limite du manga, très réussi. Au final, la partie s'est jouée sur les pénalités dues à la mauvaise gestion des ressources... juste pour info ^^
On continue avec le 4ème jeu qui sera le coup de coeur de la journée, j'ai nommé: Black Fleet! Là, on est clairement sur un jeu familial, haut en couleur, qui nous permet de replonger dans l'univers de la piraterie. De quoi titiller notre âme de grand enfant.

Comment ça se passe? Ici, chaque joueur possède un bateau pirate et un bateau marchand. Le but est d'utiliser à bon escient ces bateaux afin de gagner des doublons, la monnaie du jeu, qui permettront d'acquérir des cartes améliorations. Chacun en possède 5, dont la fille du gouverneur qui est l'ultime carte que l'on peut acheter et qui met fin à la partie.
Chaque tour de jeu est vraiment simple: on choisit une carte navigation parmi les deux que l'on a en main et on fait avancer chaque navire du maximum indiqué sur la carte. Cela permet de faire naviguer les navires marchands entre les ports afin de tenter de livrer les marchandises et ainsi récupérer l'argent des livraisons. C'est également le moyen de faire avancer son bateau pirate qui, lui, va attaquer les bateaux marchand et ainsi récupérer des doublons mais également la marchandise chargée dans le bateau. Il pourra ensuite essayer d'aller l'enterrer sur une des plages disponible pour récolter davantage de doublons. Je dis bien essayer, car il y a un 3eme bateau qui avance grâce à ces cartes navigation: les frégates. Celles-ci, au nombre de 2, sont des bateaux communs qui sont bougés successivement par tous les joueurs. Leur rôle, couler les pirates adversaires et ainsi récolter des doublons, mais surtout protéger ses propres navires marchands et empêcher les pirates d'aller enterrer leur butin.
Pour pimenter le tout, un autre type de carte vient jouer les trouble-fêtes: les cartes fortune de mer. Ces cartes additionnelles peuvent être jouées pendant son tour, et ont des effets additionnels: augmenter la valeur d'une livraison, naviguer plus rapidement, déplacer les navires des autres, etc... bref, des petits coups fourrés qui peuvent transformer un tour banal en un véritable carnage de pirate ou une mine d'or de laquelle coule des doublons par milliers.
Dans cette véritable bataille navale, on en oublie parfois le but: débloquer les cartes amélioration. Celle-ci, une fois achetées, offrent des bonus considérables: des bateaux qui naviguent plus vite, des navires marchands qui peuvent attaquer, échanger la place des bateaux. Hormis la fille du gouverneur, elles peuvent être achetées dans n'importe quel ordre, quelle que soit la valeur. La partie se termine lorsque toutes les cartes amélioration on été achetées. On compte alors les points que rapporte chaque carte + les doublons restant... le plus riche est déclaré vainqueur.
Encore une fois, ce jeu aura été le coup de coeur de ce marathon grâce à sa mécanique très simple, fluide mais surtout très fun. C'est vraiment le type de jeu où on se cherche toute la partie, on se met des bâtons dans les roues, les coups fourrés pleuvent, à plus forte raison lorsque les améliorations sont débloquées. Très dynamique, superbe d'un point de vue graphique... je vous le conseille ++, nous on a déjà envie d'y rejouer très vite.
Et on finit ce marathon avec le 5ème et dernier jeu: Splendor. Celui-ci est désormais un grand classique, mais pour moi, c'était également une découverte... et je l'ai trouvé vraiment sympa!

Dans ce monde où tout tourne autour des pierres précieuses, l'objectif est d'être celui qui saura maquer le plus de points de victoire. La partie se joue en 15 points: le premier à les atteindre annonce le dernier tour de jeu. Pour cela, il faut acheter des cartes développement, qui produisent des pierres précieuses et, pour certaines, octroient des point de victoire. Pour acheter ces développement il faut... dépenser des pierres précieuses! Mais comment, si ce qui produit ce dont on a besoin pour acheter en a besoin pour être acheter (j'ai pas trouvé plus compliqué comme phrase ^^)? Grâce aux jetons pierres précieuses, qui peuvent être récupérés à chaque tour. Les joueurs ont le choix entre :
1) Récupérer 3 jetons différents
2) Récupérer 2 jetons identiques s'il reste encore au moins 4 jetons de la pierre en question
3) Récupérer un jeton "joker", qui remplace n'importe quelle pierre, qui peut être acquis en réservant une carte développement.
4) Acheter une carte développement.
5) Acquérir un noble
Une fois que l'ont possède la bonne combinaison de jeton, on peut donc construire une des cartes développement disponible qui viendront faciliter la construction des cartes suivantes en produisant des pierres. Ces cartes développement permettent aussi de s'attirer les faveurs des nobles. Ceux-ci peuvent être récupérés en construisant le bon nombre de cartes. Par exemple, Henri VIII, qui rapporte 3 points de victoire, peut être acquis dès que l'on a construit 4 développement rouges et 4 noirs. Et tout cela va très vite, grâce à des tours simples permettant des décisions rapides, donnant une sensation de course contre la montre pour être le premier à aligner les 15 points. Au début, on se concentre sur son propre développement mais finalement, on comprend vite que si on veut l'emporter, il faudra jongler entre les cartes qui nous intéressent et celles qui avantage nos concurrents.
Il s'agit donc d'un jeu, pas si petit qu'on ne pourrait le croire, car il demande une bonne réflexion pour arriver à optimiser ses coups, en construisant les développement qui permettront d'atteindre notre objectif. Il faut arriver à le faire tout en mettant des bâtons dans les roues de nos adversaires, notamment en leur piquant les cartes qu'ils convoitent, afin de ne pas leur laisser l'opportunité de débloquer les nobles ou de construire un développement en particulier. Un jeu vraiment agréable, tant sur le rythme du jeu que sur l'aspect graphique. Par contre, j'émets des doutes sur la rejouabilité car j'ai la sensation qu'une fois le jeu bien maîtriser, on peut facilement refaire toujours la même chose, comme une routine d'optimisation qui aurait fait ses preuves. A voir sur le long termes, mais un jeu qui mérite malgré tout le détour, sans soucis!
Ainsi s'achève donc ce très sympathique marathon, auquel j'ai beaucoup apprécié de participer même si je finis bon dernier sur l'ensemble des parties. J'y ai découvert 5 jeux qui ont tous su m'intéresser même si certains ont clairement tiré leur épingle du jeu comme Black Fleet. Mais à part Hit Z Road sur lequel je passerai volontiers, j'ai déjà hâte de pouvoir refaire une partie des autres, notamment Via Nebula qui demande à être explorer davantage.
Sur ce, la bisouille, et à très bientôt,
Monsieur G